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J−166 · 1ᵉʳ tour le dimanche 18 avril 2027

Portrait de Bruno Retailleau

Photo : Anthonymontardyfr · CC BY 4.0

Les Républicains

Bruno Retailleau

Président des Républicains depuis mai 2025, ancien ministre de l'Intérieur, longtemps président du groupe LR au Sénat. Candidature déclarée à la mi-avril 2026.

Statut

Candidature déclarée

Les Républicains

Programme

16 mesures sourcées

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Dernière vérification

21 octobre 2026

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Programme

Le programme, thème par thème

Niveau de lecture

Écologie et énergie

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  • Supprimer les certificats d'économies d'énergie pour faire baisser le prix des carburants

    Le 15 septembre 2026, Bruno Retailleau a proposé de supprimer les certificats d'économies d'énergie, dispositif qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des travaux de rénovation et dont le coût se répercute sur le prix à la pompe. La proposition s'inscrit dans le débat sur le prix des carburants ouvert début septembre. Le chiffrage de l'effet sur le prix et le sort des travaux financés par le dispositif ne sont pas précisés par la source.

Immigration et asile

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  • Permettre une immigration de travail sous un contrôle renforcé

    Position recensée par le comparateur iFRAP : permettre une immigration de travail, assortie d'un contrôle renforcé.

  • Supprimer le droit du sol par référendum, après révision de la Constitution

    Bruno Retailleau propose de supprimer le droit du sol en métropole, sur le modèle de son abrogation à Mayotte. Il entend passer par une révision de la Constitution élargissant le champ du référendum, puis par un référendum : « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. » Le calendrier et les conditions d'accès à la nationalité qui s'y substitueraient ne sont pas précisés.

Institutions et démocratie

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  • Élargir le champ de l'article 11 de la Constitution à l'ensemble du domaine de la loi

    Bruno Retailleau propose de réviser l'article 11 de la Constitution pour lever les limites actuelles du champ référendaire. Il cite explicitement la politique pénale, la politique migratoire et les questions de société comme matières qui deviendraient référendables. La rédaction constitutionnelle retenue n'est pas publiée.

  • Abaisser à environ 2,5 millions de signatures le seuil du référendum d'initiative partagée

    Bruno Retailleau veut rendre le référendum d'initiative partagée effectivement utilisable en abaissant son seuil de déclenchement. La source situe le nouveau seuil à « environ 2,5 millions », contre « près de 5 millions actuellement ». Le sort du soutien parlementaire exigé aujourd'hui n'est pas indiqué.

  • Permettre de surmonter une censure du Conseil constitutionnel par référendum ou par le Parlement réuni en congrès

    Bruno Retailleau propose que, lorsque le Conseil constitutionnel censure une loi votée par le Parlement, le président de la République puisse soumettre cette censure au peuple par référendum ou au Parlement réuni en congrès. Des juristes interrogés par Public Sénat décrivent le dispositif comme une « révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » protégeant les institutions. Les majorités et seuils requis ne sont pas publiés.

  • Inscrire dans la Constitution une clause permettant au droit français de primer sur le droit européen en matière d'immigration et de sécurité

    Bruno Retailleau veut inscrire dans la Constitution une clause de souveraineté juridique, présentée par Public Sénat sous les termes de « bouclier constitutionnel » et de « charte de l'ordre républicain ». Elle permettrait de déroger dans certains cas à la primauté du droit européen, notamment sur les expulsions et la Convention européenne des droits de l'homme. La réforme d'ensemble serait présentée au Parlement en début de mandat puis soumise à référendum à la rentrée 2027.

Pouvoir d'achat et fiscalité

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  • Réaliser 197 milliards d'euros d'économies cumulées d'ici 2032, sans impôt nouveau

    Plan présenté le 12 octobre 2026 : 197 milliards d'euros d'économies cumulées jusqu'en 2032, réparties entre l'État (96 milliards), le champ social (91 milliards) et les collectivités (10 milliards). Objectif affiché : un déficit public sous 3 % du PIB dès 2031, puis 2,2 % en 2032. 146 milliards iraient à la réduction de la dépense et de la dette, 51 milliards seraient rendus aux contribuables.

  • Porter l'âge légal de départ à 65 ans

    Position recensée en juin 2026 : porter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, dans la continuité du relèvement de 2023.

  • Indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie

    Au premier débat de la campagne, organisé par le Medef le 27 août 2026, Bruno Retailleau a proposé de lier l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie, au moyen d'une équation proportionnelle. Le coefficient retenu, la périodicité de révision et le point de départ du dispositif n'ont pas été précisés lors du débat.

  • Fixer l'âge minimal de départ à la retraite à 63 ans, avec décote, et le taux plein automatique à 65 ans

    Sur LCI, le 22 septembre 2026, Bruno Retailleau a donné les grandes lignes de sa réforme des retraites : un âge minimal de départ fixé à 63 ans, assorti d'une décote de 7 % par an, et un taux plein atteint automatiquement à 65 ans — contre 67 ans aujourd'hui — même sans toutes les annuités. Cet âge de 65 ans serait ensuite ajusté en fonction de l'espérance de vie. Il propose par ailleurs d'introduire une part de capitalisation pour les jeunes actifs. La dépêche ne précise ni le calendrier de montée en charge, ni le sort de la réforme de 2023, ni le traitement des carrières longues et de la pénibilité.

Sécurité et justice

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  • Porter la durée annuelle du travail de 1 607 à 1 623 heures, les heures ajoutées étant exonérées de cotisations et d'impôt

    Bruno Retailleau propose d'augmenter la durée annuelle de travail de deux jours, soit seize heures, au-delà des 1 607 heures actuelles. Ces heures seraient rémunérées et exonérées de cotisations et d'impôt, à l'exception de la CSG et de la CRDS. En septembre 2026, il reformule la mesure devant l'AFP comme une incitation à travailler « 30 minutes de plus chaque jour ».

  • Rendre obligatoires les quinze heures d'activité au RSA et fusionner RSA, prime d'activité et allocation de solidarité spécifique

    Bruno Retailleau propose de rendre obligatoires les quinze heures d'activité complémentaire au RSA. Il veut par ailleurs fusionner le RSA, la prime d'activité et l'allocation de solidarité spécifique en une allocation unique réduite de 30 %. Public Sénat rapporte l'exemple donné par le candidat d'une mère seule avec un enfant qui passerait de 1 486 à 1 153 euros mensuels.

  • Plafonner à 70 % du SMIC le total des aides sociales perçues par un foyer

    Bruno Retailleau propose un plafond global aux aides sociales, fixé à 70 % du SMIC, présenté comme une incitation à la reprise d'activité. Public Sénat rapporte l'exemple donné par le candidat d'un couple avec deux enfants qui passerait de 2 375 à 1 685 euros. La liste des prestations entrant dans le plafond n'est pas publiée.

  • Supprimer l'allocation chômage après un troisième refus d'offre d'emploi

    Bruno Retailleau propose de mettre fin au versement de l'allocation chômage au troisième refus d'offre d'emploi. Il annonce également vouloir encadrer les ruptures conventionnelles et limiter la durée d'indemnisation qui les suit. La définition de l'offre refusée n'est pas donnée.