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J−211 · 1ᵉʳ tour le dimanche 18 avril 2027

La colonnade et le fronton du Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale, à Paris

Thématiques

Institutions et démocratie

État des lieux

Où en est la France

Sources : Ministère de l'Intérieur · INSEE · Conseil constitutionnel

L'abstention au premier tour se situe entre un quart et un tiers des inscrits selon le scrutin : 26,31 % à la présidentielle de 2022, 33,29 % aux législatives de 2024. Les deux taux ne se comparent pas directement — une présidentielle mobilise davantage qu'une législative, et le scrutin de 2024 faisait suite à une dissolution, hors calendrier ordinaire. Le dénominateur est lui-même une convention : le taux rapporte les non-votants aux seuls inscrits, or l'INSEE ne compte que 95 % des Français en âge de voter inscrits sur les listes. Le décompte de dix référendums nationaux est celui du Conseil constitutionnel ; il inclut les référendums d'autodétermination de 1961, 1962 et 1988, et exclut les consultations néo-calédoniennes de 2018, 2020 et 2021, qui n'étaient pas des scrutins nationaux. Le chiffre n'a de sens qu'avec cette définition.

Programmes

Ce que proposent les candidats

Niveau de lecture

Les candidats sont présentés dans un ordre aléatoire, différent à chaque session. Aucun classement n'est exprimé.

  • Position sur le thème

    Position d'ensemble non établie : aucune source publiée ne permet encore de la situer.

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  • Position sur le thème

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    • Élargir le champ de l'article 11 de la Constitution à l'ensemble du domaine de la loi

      Bruno Retailleau propose de réviser l'article 11 de la Constitution pour lever les limites actuelles du champ référendaire. Il cite explicitement la politique pénale, la politique migratoire et les questions de société comme matières qui deviendraient référendables. La rédaction constitutionnelle retenue n'est pas publiée.

    • Abaisser à environ 2,5 millions de signatures le seuil du référendum d'initiative partagée

      Bruno Retailleau veut rendre le référendum d'initiative partagée effectivement utilisable en abaissant son seuil de déclenchement. La source situe le nouveau seuil à « environ 2,5 millions », contre « près de 5 millions actuellement ». Le sort du soutien parlementaire exigé aujourd'hui n'est pas indiqué.

    • Permettre de surmonter une censure du Conseil constitutionnel par référendum ou par le Parlement réuni en congrès

      Bruno Retailleau propose que, lorsque le Conseil constitutionnel censure une loi votée par le Parlement, le président de la République puisse soumettre cette censure au peuple par référendum ou au Parlement réuni en congrès. Des juristes interrogés par Public Sénat décrivent le dispositif comme une « révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » protégeant les institutions. Les majorités et seuils requis ne sont pas publiés.

    • Inscrire dans la Constitution une clause permettant au droit français de primer sur le droit européen en matière d'immigration et de sécurité

      Bruno Retailleau veut inscrire dans la Constitution une clause de souveraineté juridique, présentée par Public Sénat sous les termes de « bouclier constitutionnel » et de « charte de l'ordre républicain ». Elle permettrait de déroger dans certains cas à la primauté du droit européen, notamment sur les expulsions et la Convention européenne des droits de l'homme. La réforme d'ensemble serait présentée au Parlement en début de mandat puis soumise à référendum à la rentrée 2027.

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  • Position sur le thème

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  • Position sur le thème

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    • Organiser la décentralisation à partir de la commune et recentrer l'État sur la justice territoriale

      Dans un entretien publié sur le site de son mouvement Nouvelle Énergie, David Lisnard soutient que l'État doit garantir la justice territoriale plutôt que définir les projets à la place des collectivités. Il propose d'organiser la gouvernance à partir de la commune et de créer des départements plus larges, libres de s'associer sur les grands projets. Il se dit favorable à la résurrection d'une autorité de planification de type DATAR.

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  • Position sur le thème

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  • Candidature non déclarée

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    • Ramener le nombre de députés à 350 et celui des sénateurs à 200

      Dans un entretien au Journal du dimanche publié le 1er août 2026, Gabriel Attal annonce vouloir porter « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 ». Il y chiffre la réduction du Parlement : 350 députés contre 577 aujourd'hui, 200 sénateurs contre 348. L'entretien ne dit ni par quelle voie ni à quelle échéance la révision serait conduite.

    • Organiser chaque année une journée référendaire nationale à questions multiples

      Gabriel Attal propose d'instituer un rendez-vous référendaire annuel sur les grands choix nationaux, sous la forme d'une journée à questions multiples. Il indique que cela suppose de réviser la Constitution pour faciliter le recours au référendum. Ni le mode de choix des questions ni le caractère contraignant du résultat ne sont précisés.

    • Faciliter l'organisation de référendums locaux par les maires

      En complément du référendum national annuel, Gabriel Attal propose de permettre aux maires d'organiser plus facilement des référendums locaux. La mesure figure dans l'entretien au Journal du dimanche et sur son site de campagne. Les conditions actuelles qui seraient assouplies ne sont pas nommées.

    • Inscrire dans la Constitution un délai de réponse de deux mois pour l'administration et un plafond de dix-huit mois pour les recours

      Gabriel Attal présente cette mesure comme le cœur de sa réponse à ce qu'il nomme la « vétocratie ». Elle comporte deux volets chiffrés : un délai maximal de deux mois pour que l'administration réponde aux porteurs de projets, et une limitation à dix-huit mois de la durée des recours administratifs. La sanction du dépassement n'est pas précisée.

    • Instaurer un « spoils system à la française » pour les nominations aux plus hautes fonctions de l'État

      Sur son site de campagne, Gabriel Attal propose de revoir le mode de nomination des plus hauts responsables de l'administration, afin que ceux-ci appliquent le projet politique élu. Il qualifie le dispositif de « spoils system à la française ». Ni le périmètre des emplois visés ni les garanties associées ne sont indiqués.

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    • Instaurer un référendum d'initiative citoyenne déclenché à partir d'un million de signatures

      Dans sa déclaration de candidature du 25 septembre 2025, Nicolas Dupont-Aignan inscrit le référendum d'initiative citoyenne parmi ses engagements institutionnels. Il en fixe le seuil à un million de signatures d'électeurs inscrits et revendique le modèle de la démocratie semi-directe suisse. Le champ ouvert au RIC n'est pas précisé.

    • Convoquer cinq référendums sur les principales réformes du quinquennat en recourant à l'article 11

      Nicolas Dupont-Aignan s'engage à convoquer cinq référendums sur les principales réformes du quinquennat. Pour la réforme institutionnelle, il indique que l'article 11 sera utilisé « comme par le général de Gaulle en son temps », c'est-à-dire pour réviser la Constitution par voie référendaire directe. Ni le calendrier ni le libellé des questions ne sont publiés.

    • Reconnaître le vote blanc et annuler l'élection lorsqu'il dépasse 50 % des bulletins

      Nicolas Dupont-Aignan inscrit la reconnaissance du vote blanc dans son projet institutionnel, assortie d'un effet juridique fort : au-delà de cinquante pour cent de bulletins blancs, l'élection serait annulée. Le champ des scrutins concernés n'est pas précisé.

    • Réduire le nombre de parlementaires et supprimer les conseils régionaux au profit du couple commune-département

      Nicolas Dupont-Aignan propose de réduire le nombre de parlementaires et de supprimer ce qu'il nomme le millefeuille territorial, en visant les conseils régionaux. Il veut en contrepartie renforcer le couple commune-département. Contrairement à d'autres candidats, il ne donne aucun objectif chiffré pour le Parlement.

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