
Primaires
Avant la présidentielle : qui désigne les candidats, et selon quelles règles.
Choisir 2027
La primaire de la gauche socialiste et démocratique
Ce n'est pas une primaire du seul Parti socialiste : le scrutin est commun au PS, à Place publique et à la Gauche républicaine et socialiste, qui ont ratifié leur accord le 25 août 2026. Le vote est entièrement électronique, avec environ un millier de bureaux physiques équipés de tablettes en isoloir.
9-10 oct.
1ᵉʳ tour · vendredi et samedi
16-17 oct.
2ᵈ tour · vendredi et samedi
5
candidats en lice
15 €
pour voter sans être adhérent
Le règlement
Comment on se présente, comment on vote
Le dépôt des candidatures
Ouvert du 1ᵉʳ au 15 septembre 2026. Tous les candidats devaient signer une charte de valeurs les engageant à proposer le rassemblement à l'ensemble de la gauche démocratique, écologique et républicaine, et à négocier un programme commun.
Les parrainages
Exigés des seuls candidats socialistes, au choix : 15 membres du conseil national, 10 parlementaires, 50 maires ou présidents d'intercommunalité, ou 50 conseillers régionaux et départementaux issus d'au moins 5 départements et 3 régions. Les dirigeants des partis partenaires en sont dispensés.
Le corps électoral
Adhérents à jour de cotisation du PS, de Place publique et de la GRS : vote gratuit. Non-adhérents : 15 euros, ou 10 euros au tarif réduit. Environ 50 000 votants sont attendus.
La clôture des inscriptions
Le site officiel de la primaire donne le 5 octobre 2026 pour le premier tour et le 12 octobre pour le second. LCP et France 24 écrivent de leur côté « trois jours avant » chaque tour, ce qui donnerait le 6 octobre. Les deux formulations sont rapportées ici telles quelles : la contradiction n'est pas tranchée par une source officielle plus récente.
Trois débats sont prévus : le mercredi 23 septembre 2026 sur LCI, le jeudi 1ᵉʳ octobre sur France 2 et France Inter, et un troisième sur BFMTV dans les jours précédant le premier tour — sa date n'a pas été publiée.
En lice
Les cinq candidats
Ordre alphabétique, jamais de pronostic
- Olivier FaurePremier secrétaire du PS, député de Seine-et-Marne
- Raphaël GlucksmannCoprésident de Place publique, député européen
- Jérôme GuedjDéputé PS de l'Essonne
- Emmanuel MaurelCoordinateur national de la GRS, député
- Ségolène RoyalAncienne ministre, candidate à la présidentielle de 2007
Se présenter à une primaire n'est pas se déclarer candidat à l'élection présidentielle : seuls Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ont une fiche sur ce site à ce jour. Les autres y entreront s'ils déclarent une candidature à la présidentielle, que ce soit à l'issue de la primaire ou indépendamment d'elle.
Hors course
Les candidatures écartées, refusées ou retirées
- Philippe Brun
- Député PS de l'Eure, sixième candidat validé, écarté le 16 septembre 2026 au matin. Le bureau national du PS a voté une suspension conservatoire au titre de l'article 4.3.4 des statuts, en invoquant la défense des droits des femmes ; une militante le met en cause pour harcèlement, violences et emploi familial. Il conteste les faits et reproche au parti d'avoir statué sur des accusations transmises la veille au soir.
- Fabien Verdier
- Écarté faute d'avoir réuni les parrainages requis. La date de l'invalidation et le nombre de parrainages manquants n'ont pas été publiés.
- Matthieu Pigasse
- Écarté pour des « obstacles organisationnels ». Ni la nature du blocage, ni la date, ni l'instance qui a statué ne sont publiées.
- François Ruffin
- Candidature proposée début septembre puis refusée, notamment par Raphaël Glucksmann. Il y a renoncé le 12 septembre 2026 à la Fête de l'Humanité, en appelant à une union plus large.
- Karim Bouamrane
- Le maire de Saint-Ouen a annoncé le 26 août 2026 qu'il ne participerait pas à la primaire, jugeant le dispositif trop fermé, tout en maintenant sa candidature à la présidentielle. François Hollande a de même écarté d'y participer.
Les autres partis
Comment chaque camp désigne son candidat
Les Républicains
Désignation directe, sans primaire
Consultés les 18 et 19 avril 2026 sur le mode de désignation, les adhérents ont choisi la désignation directe de Bruno Retailleau à 73,8 %, contre 14 % pour une primaire ouverte et 12,2 % pour une primaire fermée. Environ 46 000 des 76 653 adhérents à jour de cotisation ont voté, soit 60 % de participation.
Parti communiste français
Vote des adhérents
Après un vote de principe en juin 2026 sur une candidature autonome, puis une conférence nationale en juillet, les adhérents ont désigné Fabien Roussel à 72 % lors d'un scrutin organisé du 3 au 6 septembre 2026.
La France insoumise
Investiture populaire, pas de primaire
Le 3 mai 2026, l'intergroupe parlementaire a décidé de proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon à une « investiture populaire de 150 000 citoyen·nes ». Le mouvement revendique une méthode de consensus plutôt qu'un vote concurrentiel. Le franchissement effectif de ce seuil n'a été confirmé par aucune source que nous ayons pu consulter.
Les Écologistes
Décision non publiée
Après le vote des adhérents socialistes du 9 juillet 2026 en faveur d'une primaire fermée, Marine Tondelier a constaté le lendemain que « les adhérent.e.s du Parti Socialiste ont hier soir décidé d'enterrer la primaire » et annoncé des conseils fédéraux pour arrêter la stratégie. Fin août, la réflexion était toujours en cours, un conseil fédéral étant attendu en octobre. Aucune désignation formelle de candidat écologiste n'est publiée à ce jour.
Bloc central
Aucun processus commun
Le 9 septembre 2026, Édouard Philippe a appelé à l'unité du centre et de la droite et proposé un comité de coordination dont la première réunion est prévue début novembre 2026. Gabriel Attal a refusé toute fusion immédiate et Bruno Retailleau a refusé de se rendre à « une réunion pour les macronistes, entre macronistes ». Aucune primaire du bloc central n'est décidée, malgré une pétition d'Hervé Morin signée par plus de deux cents élus locaux.
Rassemblement national
Aucun mode de désignation publié
Le RN n'a rendu public aucun processus formel de désignation. L'arbitrage entre Marine Le Pen et Jordan Bardella s'est joué sur le terrain judiciaire : l'arrêt d'appel du 7 juillet 2026 a ramené l'inéligibilité à 45 mois dont 30 avec sursis, soit 15 mois fermes réputés courus depuis le jugement du 31 mars 2025, ce qui la rend théoriquement éligible en 2027. Le jour même, elle jugeait qu'il ne serait « pas possible » de faire campagne sous bracelet électronique, et le parti disait disposer de « deux candidats naturels ».
Une primaire unitaire de toute la gauche avait été annoncée en novembre 2025 par l'initiative « Front populaire 2027 », pour l'automne 2026. Le vote des adhérents socialistes du 9 juillet 2026 en faveur d'un périmètre fermé y a mis fin.
Ce que nous ne savons pas
Les questions sans réponse sourcée
- La date du troisième débat, sur BFMTV, et la date exacte de clôture des inscriptions, sur laquelle le site officiel et deux rédactions divergent.
- Le règlement intégral de la primaire, qui n'est pas publié, et les modalités du second tour si un candidat obtenait la majorité absolue dès le premier.
- Les suites de la suspension conservatoire de Philippe Brun : procédure disciplinaire, durée, recours éventuel.
- Le résultat du vote de validation des adhérents de Renaissance, annoncé après le conseil national de mai 2026, et les résultats chiffrés de la consultation des Écologistes de juillet 2026 : les deux nous sont parvenus par des reprises que nous n'avons pas pu lire à la source, et ne sont donc pas publiés ici.
- L'existence même d'un acte de désignation au Rassemblement national : ni instance, ni date, ni procédure n'ont été rendues publiques.
Continuer
Le scrutin, lui, est fixé
Quelle que soit l'issue de ces désignations, les dates de l'élection sont arrêtées : premier tour le dimanche 18 avril 2027, second tour le dimanche 2 mai, la veille dans sept territoires d'outre-mer.